Origine de la crèche de Noël


Le mot " crèche " signifie une mangeoire pour les animaux. Selon l’Évangile de Luc (2/7), Marie a déposé l’enfant Jésus dans la crèche de l’étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Par extension, le mot désigne l’étable ou la grotte où est né Jésus.

Selon la tradition, l’origine de la crèche de Noël remonte à saint François d’Assise. En 1223, il organisa une scène vivante avant de célébrer la messe de Noël. Les premières représentations de "la crèche" étaient vivantes. Peu à peu elles furent remplacées par des figurines.

Pourquoi aller à la messe à Noël ?

Tu apprécies les surprises ? Pas les simples cadeaux que l’on attend déjà, non ! les “vraies” surprises? Le christianisme est la foi qui naît d’une Surprise et vit de la surprise. Dans chaque messe il existe un don inimaginable et y participer signifie l’accueillir, devenir chaque jour un peu plus des hommes et des femmes de surprise, capables de donner à leur tour quelque chose d’essentiel et d’extraordinaire aux autres.
Dieu, cette surprise
A Pâques la Surprise est la victoire sur la mort, la découverte que non seulement Dieu est dans nos vies mais qu’il a ouvert pour nous le passage à travers la mort, pour entrer dans une vie éternelle, une vie de pleine communion avec Lui et avec les frères, le Paradis.
Mais… à Noël ? Quel don si précieux se cache-t-il dans la nuit que saint François définissait « la fête des fêtes » et qu’il célébrait avec « une prévenance indicible » (2 Celano, 199 : Sources Franciscaines, 787). Avec une profonde dévotion, il embrassait les images du petit enfant et balbutiait des paroles de tendresse à la manière des enfants, nous raconte Thomas de Celano.
La surprise indicible, accueillie par Marie et Joseph les premiers, puis par les bergers, puis par les Mages, est que Dieu, le Tout-Puissant, le Seigneur du ciel et de la terre a voulu se faire si proche de nous, de nous tous en devenant un enfant, un petit nouveau-né qui a besoin de tout – Lui qui n’a besoin de rien – surtout d’une étreinte d’amour.
“Le fait que Dieu se fasse petit enfant, afin que nous puissions l’aimer, afin que nous osions l’aimer, et que, comme un petit enfant, il se mette avec confiance entre nos mains, nous émeut toujours de nouveau. Il dit presque : je sais que ma splendeur t’effraie, que devant ma grandeur tu cherches à t’affirmer toi-même. Eh bien, je viens donc à toi comme un petit enfant, pour que tu puisses m’accueillir et m’aimer.” (Benoit XVI, Messe de minuit, 24 décembre 2012).
Jésus se fait proche de nous
La parole confiée aux Patriarches et aux Prophètes dans l’histoire n’était pas suffisante à ses yeux, il devait venir encore plus près de nous, entrer dans le temps, Lui qui est au-dessus de tout temps. Devenir enfant afin que depuis cette nuit de Bethléem chacun de nous puisse l’étreindre, l’accueillir, l’aimer à la façon dont une maman et un papa aiment leur enfant nouveau-né, avec le même regard, avec le même étonnement, avec la même joie.
Mais dans cette messe de Noël, et même, dans toute messe, le mystère révélé d’un Dieu qui se fait petit enfant atteint des horizons encore plus incroyables : Il devient par amour encore plus petit, aussi petit qu’un morceau de pain, il devient le Pain. Si nous accueillons ce Pain, s’il devient ainsi le nôtre au point de nourrir notre vie, nous découvrons – encore une surprise ! – qu’indépendamment de l’âge, malgré nos péchés, nous aussi sommes comme des enfants, qu’Il choisit et étreint, afin que nous grandissions et que nous devenions chaque jour un peu plus «fils» de Dieu.

Que fête-t-on à Noël ?

On entend dire parfois : « Noël, c’est un rêve, c’est magnifique ! ». Il est vrai que pour beaucoup de gens, Noël, y compris chez les non-chrétiens, est une fête importante qui touche la famille, les enfants notamment qui sont comblés de cadeaux ce soir-là.
Noël, une fête pour tous
Noël, c’est le sapin illuminé dans nos maisons, dans nos villages, dans nos villes, sur les places publiques. Noël, c’est la période où les magasins sont devenus, plus que d’habitude, les « temples de la consommation». Le soir, le repas traditionnel du « réveillon » est un moment important de convivialité, de remise et d’échanges de cadeaux, aux enfants en priorité, mais aussi aux adultes qui veulent se faire plaisir. Noël revêt aussi cet aspect d’intimité, de proximité. C’est essentiellement le noyau familial : parents et enfants, qui se trouvent réunis autour de la table, du sapin illuminé et aussi souvent de la crèche. Noël invite, presque naturellement, au respect, à quelque chose de sacré, même pour les non-chrétiens. On entend dire parfois : «Noël, pour nous, c’est sacré». Le mot «sacré» signifie dans l’expression «important». Toute cette représentation festive de Noël a sa valeur en elle-même.
Noël, au-delà des cadeaux
Cependant, le sens ultime de la fête de Noël ne réside pas seulement dans les cadeaux ou la consommation, ou même la famille. Pour le chrétien, Noël n’a pas seulement un aspect de rêve ou de magie. Noël est une réalité historique, humaine et spirituelle. Jésus est situé dans une histoire. Il a vécu dans un petit pays, appelé la Palestine, occupé à cette époque par les Romains. Au moment où Jésus est né, des bergers qui étaient là dans les environs de ce petit village appelé Bethléem entendent un ange qui leur dit : « Soyez sans crainte, voici que je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. » Et soudain, une troupe nombreuse de l’armée céleste louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »
Jésus, notre cadeau de Noël
Oui, en effet, cette nuit-là, le monde entier a reçu un cadeau : Dieu a envoyé son fils dans le monde comme un cadeau fait à l’humanité. Ce cadeau, nous pouvons en vivre tous les jours si nous acceptons le message de l’Evangile, si nous acceptons de croire en ce Jésus de Noël qui donne sens à notre vie. Une bible, éditée il y a de nombreuses années, porte sur sa couverture cette très belle phrase : « La bible est un trésor ». C’est une chance de posséder un trésor qui contient un appel à l’amour, à la Paix, à la Joie, à l’Espérance. C’est le message de Noël, c’est le message de l’Evangile qui nourrit la vie des chrétiens.

Comment vivre Noël en famille ?

Certains vous diront qu’ils fêtent l’anniversaire de Jésus. Quelle belle expression, car fêter l’anniversaire d’une personne, c’est lui donner toute la place et rendre grâce pour ce qu’elle est devenue aujourd’hui, pour sa croissance et la joie de ce qu’elle est. Qu’en est-il du Christ dans le monde et en chacune de nos vies aujourd’hui ? Depuis 2000 ans, le Royaume de Dieu a grandi, les croyants sont plus nombreux, L’Évangile a ensemencé le monde…
Aménageons alors la maison et la crèche comme est aménagé l’espace pour recevoir quelqu’un,  qui vient nous visiter et que nous sommes heureux d’accueillir.
Rendre grâce ensemble
En famille, prenons le temps, en regardant notre année passée, de rendre grâce pour cette croissance individuelle, familiale et collective : les pardons possibles, les réconciliations accueillies, les peurs dépassées, les joies familiales, amicales… et tous les projets à venir ! Le Christ vient sans cesse  au milieu de nous !
Osons aussi nommer les peines et les pertes en les déposant dans les mains du Seigneur, lui qui vient pour consoler son peuple, les connaît et n’en oublie aucune.
Entrer ensemble dans le mystère de Noël
Noël n’est pas une fête individuelle, c’est toute l’Eglise qui à travers le monde accueille le Christ d’une même foi. Il n’y a plus de frontière, la liturgie nous invite à entrer dans ce grand Mystère de Dieu fait homme, sauveur de tout homme, à nous rende présents ensemble à cet événement unique !
Porter chacun en cette fête
Nous ne pouvons accueillir le Christ, sans porter en nous le souci des autres hommes. Pour cela chacun pourra trouver la façon de rendre présents les absents : des petits lumignons, des noms écrits autour de la crèche, des photos de ceux qui nous ont quittés, une carte du monde pour confier au Seigneur ceux qui ne le connaissent pas encore ou qui sont persécutés en son nom.
N’hésitons pas à avoir des attentions délicates envers les personnes de notre entourage qui connaissent des situations douloureuses : une carte, des petits gâteaux, un petit personnage fabriqué par les enfants offert pour la crèche…
Place à l’imagination !
Il ne suffit pas de réunir les conditions extérieures du bonheur pour être réellement heureux : la joie vraie, profonde, durable, naît de la relation : avec Dieu, avec les autres, avec soi-même.

Le temps de l'Avent

Avant Noël s’ouvre le temps de l’Avent, qui commence cette année le 2 décembre 2018. L’avent (avec un « e ») est certes un temps qui précède Noël. Mais d’où vient ce temps et quel est son but ?
Un temps où l’on prépare son cœur à fêter Noël
Le temps de l’Avent compte quatre dimanches avant Noël. Historiquement, on sait que l’avent avait surtout pour but de tourner notre prière et nos cœurs vers ce que l’on appelle les «fins dernières», autrement dit le retour du Christ, que tous les chrétiens attendent. Aujourd’hui encore, notre Avent honore donc ces deux aspects : méditer sur le retour du Christ (en gros, les 2 premières semaines) et ensuite la préparation de nos cœurs à célébrer Noël, du 16 au 24 décembre, et qui est une préparation plus centrée sur la fête même de Noël avec la lecture des évangiles qui précèdent la naissance du Christ et les divers événements : l’annonce de la naissance de Jean le Baptiste ; l’annonce à la Vierge Marie, à saint Joseph, la nativité de saint Jean-Baptiste, etc.
Avec Saint Jean-Baptiste, attendre Noël
Saint Jean-Baptiste est un personnage clé de l’avent puisque c’est lui qui appelle sans cesse le peuple à se convertir pour accueillir le Messie de Dieu. En effet, le Messie de Dieu ne s’accueille que par un cœur ayant le désir de se convertir à sa parole. En quelque sorte, il incarne bien l’esprit de l’avent puisque c’est le prophète de l’attente par excellence : il prépare les chemins du Seigneur, il montre l’agneau de Dieu, le Christ, qui vient dans le monde.
Se préparer à recevoir Jésus avec la Vierge Marie
La Vierge Marie tient aussi une place toute particulière puisque son rôle et sa place dans l’accueil de Dieu au cœur de sa vie sont particulièrement offerts à notre prière. Qui d’autre mieux que Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, peut montrer à l’Église, et donc à nous-mêmes, comment disposer nos cœurs à le recevoir ? Elle est la figure de l’attente et de la confiance en Dieu par excellence.
L’Avent, pour apprendre à préférer Jésus
Comme nos cœurs sont dans l’attente et appelés à se convertir pour mieux accueillir l’Enfant Jésus, quelques « signes » liturgiques vont signifier cela : en plus de la couleur violette que revêtent les prêtres par les ornements liturgiques, on ne chante plus le Gloria à la messe du dimanche. C’est le chant des anges la nuit de Noël : on le «réserve» donc pour cette fête, comme pour mieux le retrouver à Noël.
Le violet est aussi la couleur de la « pénitence » dans l’Église, un mot que l’on aime moins… Jean-Baptiste «proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés !» La conversion est toujours tournée vers une joie plus grande qu’est l’accueil de Dieu dans nos vies. C’est cela que nous célébrerons le 25 décembre et c’est pour cela que nous disposons nos cœurs à préférer Jésus à toute chose. Regardez Marie par exemple : elle avait un beau projet de mariage avec Joseph ! Ces deux personnages (comme tant d’autres saints d’ailleurs) avaient des projets, une vie bien réglée, une belle situation et pouvaient légitimement profiter de l’existence. Mais ils ont préféré Dieu à toute autre chose. C’est le témoignage que nous recevons pendant l’Avent.

Bientôt Noël

Le sens de Noël

Pour les chrétiens, la fête de Noël (du latin natalis, « naissance », « nativité ») célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes.
Comme le racontent les évangélistes Luc et Mathieu, Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire». Dans les environs, se trouvaient des bergers. L’Ange du Seigneur s’approcha et leur dit : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire».
« Rien de merveilleux, rien d’extraordinaire, rien d’éclatant n’est donné comme signe aux bergers, commentait récemment le pape Benoit XVI. Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l’enfant, avec son besoin d’aide et sa pauvreté ».

A Noël, le Fils de Dieu se fait homme !

Dans l’étonnant déroulement de cet événement inouï – le Fils de Dieu s’est fait homme ! -, les Pères de l’Eglise ont vu bien des signes : d’abord parce que l’enfant de Bethléem est né pauvre parmi les pauvres qu’étaient les bergers.
Egalement parce qu’enfant, il est faible et sans défense. Jésus vient ainsi parmi les hommes en partageant en tout leur condition humaine, à l’exception du péché.

La Toussaint

La Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l’Église catholique latine honore tous les saints, connus et inconnus.
La célébration liturgique commence aux vêpres le soir du 31 octobre et se termine à la fin du 1er novembre. Elle précède d’un jour la Commémoration des fidèles défunts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre .
Les protestants ne pratiquent pas de culte des saints mais certaines églises luthériennes célèbrent néanmoins cette fête. Les Églises orthodoxes ainsi que les Églises catholiques orientales de rite byzantin continuent à célèbrer le dimanche de tous les Saints, le dimanche suivant la Pentecôte.


Bonne fête de la Toussaint !!!